1. Régions
  2. Provence-Alpes-Côte d'Azur
Logo de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Services à la personne en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Les services à la personne en PACA, un secteur en constante progression

Comme dans le reste de la France, l’assistance aux personnes dépendantes dans la région PACA est une prestation qui connaît un fort développement actuellement. Et avec le vieillissement de la population, la tendance devrait se poursuivre dans les années à venir.

Selon l’INSEE, le taux de recours aux services à la personne était de 10,7 % en 2011, correspondant à 234 419 ménages. Il est d’ailleurs en constante augmentation depuis 2006 (8,2 %), même s’il reste tout de même moins élevé qu’en France métropolitaine (où il était de 13,5 % en 2011).

Le taux de recours n’est pas le même en fonction des zones de la région PACA puisqu’il est, par exemple, plus important dans le Var (11,8 %) que dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes (10,2 %).

Ce recours aux services d’aide à la personne est influencé par plusieurs facteurs. Parmi eux, l’âge : en 2011, en PACA comme dans le reste de la France métropolitaine, dès 70 ans, le taux progresse (+ 15,7 %) et encore plus à partir de 80 ans (+ 31,4 %). Cela s’explique principalement par l’avancée de l’âge, la perte d’autonomie et les aides spécifiques comme l’exonération des cotisations sociales. Il est nettement plus faible chez les moins de 35 ans (2,3 %), les 35 - 54 ans (7,8 %) et les 55 - 69 ans (9 %).

La composition du ménage est également un facteur à prendre en compte. La tendance est la même que dans le reste de la France puisque ce sont les couples sans enfants qui font le plus appel aux services à la personne. Les personnes seules y ont aussi beaucoup recours.

En 2011, toujours selon l’INSEE, le taux de recours en PACA était de 6,6 % pour les familles monoparentales, de 12,9 % pour les couples sans enfant(s), de 11% pour les couples avec enfant(s), de 10,1% pour les ménages complexes et de 10,6% pour les personnes seules.

Chez les personnes seules, on remarque que les femmes utilisent plus les services à la personne que les hommes (13,9 % de taux de recours contre 5,9 % chez les hommes).

En termes d’emploi, les services à la personne représentent, selon l’INSEE, 5,1 % de l’emploi salarié régional en 2010, pour un total de 89 438 salariés, en PACA.

C’est un chiffre en progression puisqu’il était de 4,7 % en 2006. À l’instar du reste de la France, le profil type de l’intervenant à domicile est majoritairement une femme âgée de 45 à 54 ans.

Les emplois dans les services à la personne sont donc essentiellement exercés par des femmes : en 2010, elles représentaient 86,8 % des salariés en PACA tandis que les hommes n’en représentaient que 13.2 %. La part des jeunes employés dans le secteur est très faible puisque les moins de 35 ans ne représentent que 18,9 % des salariés.

Ce sont, effectivement, plutôt des salariés en deuxième partie de carrière : 33 % faisaient partie des 45 - 54 ans. Ce sont, généralement, des salariés aux multiples employeurs (en 2010, 49,1 % des salariés ont plusieurs employeurs en PACA) qui ne relèvent pas forcément tous des services à la personne. Le temps plein est très rare dans ce type de métiers, par conséquent, les salariés cumulent très souvent plusieurs contrats.

Quelles perspectives d’avenir ?

Depuis 2006, on remarque que le taux de recours est en augmentation dans la région PACA. Et cette évolution va continuer à se poursuivre puisque d’ici à 2025, le nombre de ménages faisant appel aux services à la personne devrait progresser de 17,3 %, faisant un total de 280 000 ménages utilisateurs. Bien que tous les départements devraient être concernés par cette progression, c’est dans les Alpes-de-Haute-Provence qu’elle devrait être la plus forte avec environ 10 500 ménages de plus. Cela suppose que les comportements restent inchangés, donc que le recours à un intervenant à domicile perdure, mais aussi que les politiques publiques, plutôt favorables à l’économie des métiers des services à la personne, continuent leur soutien (notamment par les agréments avantageux, l’exonération des charges, des incitations fiscales, etc.).